samedi, avril 28, 2007

La présentation du projet de reprise de l'entreprise

J'ai enchaîné les présentations aux banques cette semaine, 6 rendez-vous au total.

Comme annoncé la semaine dernière j'ai présenté un projet complet construit autour d'un plan en quatre parties:
  1. Le repreneur
  2. La société et son marché
  3. Le prévisionnel de reprise
  4. Les éléments financiers

L'accueil a été très courtois et intéressé.

Les différentes présentations ont duré entre 1h et 2h car le dossier principal, sans les annexes, comporte plus de 50 pages.

Si vous avez fait la formation CRA, vous savez que le métier du banquier n'est pas identique à celui du "capital risqueur". Après ces entretiens, je vous le confirme.

Néanmoins j'ai eu la sensation que, si votre dossier intéresse votre interlocuteur, celui-ci va chercher le montage adéquat qui minimisera ses risques mais permettra le financement par sa banque.

A ce jour, je n'ai pas encore obtenu d'accord de principe, rien de surprenant, ni d'alarmant.

Certains interlocuteurs m'ont cependant d'ores et déjà confirmé la présentation du dossier lors de leur prochain comité, d'autres souhaitent me revoir pour affiner. Seul l'un d'entre eux m'a sous-entendu que mon dossier ne l'intéressait pas car pour lui trop risqué (1 sur 6, peut mieux faire !).

Après validation des derniers éléments, l'accord intervient sous 15 jours, 3 semaines voire moins (moinsse ?) ce qui va me permettre de tenir l'objectif du 30 juin pour la signature de l'acte réitératif de cession.

Je suis déjà pour partie dans l'entreprise car nous avons avec le cédant la certitude d'obtenir au moins un accord de la banque principale pour le financement. J'ai hâte de pouvoir me consacrer à la gestion de l'opérationnel et aux projets de développement !

Nous y sommes d'ailleurs allé ensemble, ce qui renforce le message et rassure le banquier sur l'adéquation homme / projet.

Nous avons pris en parallèle contact avec OSEO BDPME pour bénéficier du contrat de développement / reprise (sans garantie personnelle et avec un différé de remboursement au maximum de 2 ans).

Cela permettra de rassurer notre partenaire financier en diminuant le risque (normalement il y a possibilité de cofinancement) et, avec l'obtention du différé de remboursement, d'améliorer la trésorerie de l'entreprise sur 2008.

Je vous tiens bien entendu au courant dès que j'en sais plus sur les modalités d'application.

Je retourne sur Labouheyre la semaine prochaine pour affiner ma compréhension du besoin des clients et commencer à me former plus en détail sur les produits.

Bon pont à ceux qui le font et bon courage pour les autres (dont moi !).

P.S. Continuez à me contacter via Viadeo ou laissez-moi des commentaires sur le blog si vous souhaitez obtenir des informations plus détaillées.

dimanche, avril 22, 2007

Cela avance !

Ce soir un petit message rapide car je n'ai pas encore imprimé le dossier pour les banques ni fini de préparer mes affaires pour la semaine dans les Landes.

Pour revenir sur la semaine j'ai obtenu immédiatement l'historique ANPE, le bordereau de situation fiscale (merci aux personnes contactées pour leur diligence !).

J'ai fait valider les statuts de la holding de reprise (merci à Monsieur Garcia pour sa rapidité).

Je ne peux pas encore déposer le dossier ACCRE car il faut que les statuts soient signés par tous les associés. Je repousse donc la remise du dossier à dans deux semaines (tout va bien, je suis encore dans les temps !).

J'ai récupéré chez mon avocat les statuts de l'entreprise et les documents comptables 2004 et 2005 pour les inclure dans le dossier, je récupère demain ceux de 2006.

Le dossier de dossier de présentation comportera donc au final:
- le business plan de reprise
- les documents comptables N-3, N-2 et N-1
- le plan de financement
- le compte de résultats prévisionnel avec N-1 à N+4
- le prévisionnel de trésorerie détaillé N, N+1
- le prévisionnel synthétique de trésorerie jusque N+4
- un justificatif des apports financiers
- le protocole de cession avec la gap
- les statuts de la holding et de la société
(si on me demande d'autres documents je vous informe la semaine prochaine)

Comme vous pouvez le constater il faut peu de documents pour reprendre une entreprise !

Blague à part, avec le recul, je trouve cela tout à fait justifié car il s'agit d'une sacré responsabilité (je ne parle pas du risque financier) vis à vis des salariés et élaborer ces documents permet de se familiariser avec les flux financiers et le business.

Pour information, j'ai abandonné l'utilisation du logiciel après quelques mauvaises surprises après "sauvegarde" et j'ai tout refait sur ce brave vieux tableur Excel ! (je passe bientôt mon diplôme de comptable ??)

Un petit détail, nous avons signé mardi la promesse de vente et serons sans logement au plus tard d'ici à fin août ! Si nous ne trouvons pas en Gironde, qui veut bien nous héberger ?

Je vous laisse pour aller imprimer les documents et boucler ma valise.

Avant de vous laisser: bravo à tous pour ce sursaut démocratique avec ce taux record de participation !

Excellente semaine !

dimanche, avril 15, 2007

Proche du but

Non ce n'est pas un blog sportif, encore que certaines fois je me pose la question !

Plus sérieusement, je suis dans la dernière ligne droite avant de boucler le projet.

Je suis donc allé cette semaine à une réunion concernant l'obtention de l'ACCRE et la prolongation des droits ASSEDIC. J'ai maintenant à ma disposition le dossier à remplir: 3 formulaires CERFA 12618*01 / 12254*03 / 12256*01 (si vous voulez en savoir plus consultez le site de l'APCE ou des ASSEDIC).

Quelques précisions néanmoins: il faut aussi fournir un certain nombre de documents.

J'ai prévu dès demain d'aller les chercher (les obtenir sera peut-être plus compliqué ?): l'historique IA24 à l'ANPE et le bordereau de situation fiscale (B.S.F.) à la Trésorerie de mon domicile.

Il faut en plus (comme je rachète des parts sociales) le projet de statuts signé par tous les associés et le procès verbal de la nomination du gérant, ce qui dans le cadre d'une reprise me paraît difficile à obtenir avant le démarrage de l'activité.

Je vais appeler la DDTEFP de Mont de Marsan pour en savoir plus car j'avais prévu de leur remettre le dossier dans 10 jours... Ne faut-il pas dans ce cas leur remettre a posteriori ? A suivre.

De toute manière il faut que les statuts de la holding soient finalisés cette semaine et je sais que j'ai pris du retard.

Sur les prévisionnels, j'ai bien avancé grâce à un logiciel (les comptes de résultats prévisionnels sont terminés, il reste à valider certains taux légaux) mais j'ai "calé" sur le cut-off du prévisionnel de trésorerie entre 2006 et 2007.

Dans l'absolu ce n'est pas dramatique mais cela augmente de manière inutile les frais bancaires de la première année et je préfère présenter un dossier propre. Encore quelques heures de travail en perspective pour mettre ce point à plat.

Je suis ambitieux dans ma démarche car je veux maîtriser les paramètres financiers et commerciaux de la reprise (cela me paraît être le minimum !).

Nous avons prévu de travailler avec le cédant sur les tableaux de bord en gestion car certains frais ont un peu dérapés depuis quelques exercices.

Nous nous posons certaines questions avec mon épouse en ce qui concerne notre futur lieu d'habitation, à tel endroit plutôt qu'à tel autre en tenant compte de la localisation d'un futur poste qu'elle ne connaît pas (facile à répondre !).

Comme vous le voyez c'est tous azimuts en ce moment ! J'ai l'impression d'être enfin revenu dans la "vraie" vie.

Je retourne sur place dans à peine plus d'une semaine, je ne m'en plains pas, mais comme le temps file en ce moment !

Une petite digression: je suis ravi que ce blog permette à d'autres de s'imaginer la vie d'un repreneur. C'était l'un des objectifs à sa création.

Cette histoire m'est cependant tout à fait personnelle et peut ne pas être représentative de la reprise d'entreprise. Je ne pense pas tout savoir et ne pas faire d'erreurs, donc ,comme tout ce qui vient du Net, recoupez plusieurs sources !

Par ailleurs je remercie toute personne intéressée pour communiquer à propos de ce blog de me contacter avant toute publication.

Cela n'a pas été le cas très récemment et je déplore ce manque de savoir vivre.

A ce titre l'APCE m'a contacté et je suis heureux de voir qu'elle deviendra peut-être un jour l'APCRE en prenant en compte la reprise d'entreprise qui fait face à des problématiques différentes de la création même si certains points sont similaires.

Je souhaite en tout cas à tous les entrepreneurs-repreneurs existants et à venir de pouvoir vivre cette expérience formidable.

A la semaine prochaine !

lundi, avril 09, 2007

Ma première semaine en Aquitaine

Je dois désormais accélérer dans mes recherches car les semaines filent pour la réalisation de l'audit (délai: jusqu'au 28 mai) et l'obtention du financement (délai: jusqu'au 30 juin).

La semaine dernière j'ai eu trois rendez-vous pour choisir l'expert-comptable qui m'accompagnera pour l'audit comptable d'acquisition.

J'ai décidé de choisir quelqu'un en local ce qui permet d'avoir davantage de réactivité et aussi de baisser le budget alloué par rapport aux tarifs parisiens.

J'attends désormais les différentes lettres de mission pour trancher.

Au niveau des banques j'ai procédé de la même manière même si je reste ouvert aux propositions de mon banquier parisien.

Le retour des banquiers a été très positif lors de ce premier contact et je dois leur fournir les éléments financiers détaillés du BP.

Cette semaine va être consacrée à finaliser les documents pour obtenir des accords de principe.

Au delà du financement de la reprise, je recherche un partenaire financier qui m'épaulera dans le développement (je ne suis pas à l'abri d'un succès !!).

Le taux du prêt est important mais pas primordial (tant qu'il reste entre 4.5 et 5.5%), les conditions annexes le sont davantage (notamment les cautions) et les services complémentaires le sont encore plus (escompte, ligne de découvert...).

J'ai été, je l'espère, suffisamment clair sur ce point.

C'est vraiment une course contre la montre qui s'engage pour respecter les délais.
Il faut aussi aller d'autant plus vite que les salariés sont désormais au courant et que j'ai envie d'être dans l'entreprise dès que possible.

Cependant je dois rester lucide vis à vis des propositions qui vont être faites et ne pas m'emballer (ne pas confondre vitesse et précipitation ?).

Ces allers-retours sont éprouvants financièrement (bonjour les dépenses pour la logistique), psychologiquement (un seul être vous manque et la Terre est dépeuplée !) et physiquement (plus de 2400 km en voiture sur 8 jours c'est excellent pour le dos !).

Je pense pourtant qu'ils sont nécessaires et me permettent de m'adapter à ce nouvel environnement (au demeurant très agréable - vivre proche de Bordeaux il y a pire !!).

A la semaine prochaine pour la suite de mes tribulations.

mercredi, mars 28, 2007

Protocole de cession signé

Un grand moment cet après-midi pour le cédant et moi-même: la signature du protocole de cession.

Cela a été un moment important mais je n'ai pas été aussi ému que je l'attendais. Pas de larmes, ni de pincement au coeur au moment de signer, la signature a simplement renforcé ma détermination à boucler le projet de rachat pour pouvoir rejoindre l'équipe en place et m'atteler avec elle au développement de l'entreprise.

Nous avons échangé avec le cédant toute la journée à propos de ce grand saut. Il n'est pas encore finalisé mais il est bien avancé et c'est maintenant sur moi et la qualité de mon projet de reprise que repose la réalisation du financement (le nerf de la guerre !).

A partir de maintenant j'ai en vue quatre objectifs prioritaires:
- finaliser le plan de reprise
- boucler le financement
- réaliser les audits et lever les conditions suspensives
- connaître l'entreprise avec ses salariés, ses clients, ses produits, son fonctionnement...

Je suis en Aquitaine la semaine prochaine pour avancer sur ces objectifs et accessoirement trouver à loger ma famille ;-).
(je continue le teasing mais certains détails ne vous auront pas échapper pour savoir de quelle entreprise il s'agit. cherchez bien !)

Ce week-end pas de blog. Je reviens vers vous dans 10 jours pour vous parler de mes premières présentations aux banques.

samedi, mars 24, 2007

La grand saut

Après quelques allers-retours et quelques semaines de négociation le protocole de cession est prêt pour la signature de mercredi (le closing interviendra après levée des conditions suspensives et obtention du financement).

C'est un cap supplémentaire que nous allons franchir au moment de signer.

Pourquoi nous ? Parce que le cédant lui aussi doit accepter ce changement d'état. Je vais désormais partager avec lui les décisions importantes de l'entreprise jusqu'au rachat effectif des titres.

J'imagine que c'est aussi "stressant" pour lui que ce l'est pour moi. Même s'il a pris la décision, ce ne doit pas être facile de passer la main après 23 ans !

Je le comprends et je vais faire le maximum pour prendre en compte ce stress afin de faciliter la transition.

Je suis moi-même un peu stressé et je sais que cela va aller crescendo jusque mercredi car c'est un moment important de ma vie. Je reste néanmoins déterminé et prêt à m'engager !!

Après avoir signé, je vais passer (enfin !) du statut de repreneur au statut d'entrepreneur.

Il me reste environ deux semaines pour finaliser mon business plan en intégrant les données financières finalisées: compte de résultats jusque 2010, plan de trésorerie prévisionnel détaillé mois par mois sur 18 mois, plan de trésorerie annuel intégrant le plan de continuation jusque 2010.

Je dois désormais faire aboutir la demande de financement en convaincant mes interlocuteurs du bien fondé commercial et économique du projet (ce dont je suis personnellement convaincu). J'ai pour cela deux mois et demi. C'est réalisable !!

J'ai prévu, après la signature, avec l'accord du cédant, d'aller quelques jours par semaine sur place.

Je vais (pèle méle) commencer à travailler avec l'équipe, gérer les relations avec les banquiers, trouver un expert comptable local pour boucler les éléments financiers et réaliser l'audit comptable.

Le grand saut dans l'inconnu !

A la semaine prochaine pour vous raconter la signature.

dimanche, mars 18, 2007

La caravane des Entrepreneurs et le concours FORCES ACTIVES

Comme je vous le disais dans un autre article, il est important d'avoir des avis extérieurs sur votre projet de reprise.

Certes vous allez avoir celui de l'expert comptable avec lequel vous travaillez, du groupe de repreneur auquel vous appartenez, des chefs d'entreprise que vous connaissez et de vos proches, amis ou famille.

Néanmoins leur vision est forcément subjective car ils vous connaissent et ont vu évoluer votre projet.

Ils seront donc certainement plus conciliants (sauf PG qui est redoutable dans ses remarques !) qu'une personne externe qui n'a aucun lien affectif avec vous (notamment les banquiers que vous allez solliciter !!).

J'ai donc décidé de présenter mon projet à des professionnels indépendants de la Caravane des Entrepreneurs pour le tester et me permettre de l'améliorer avant de le présenter aux banques pour le financement.

Un grand Merci à Monsieur Debeuret et à Monsieur Darmon de Forces Actives pour le temps qu'ils m'ont consacré.

Je suis ravi car leur feed-back a été très intéressant, certaines remarques justifiées seront déstabilisatrices pour mon projet si je n'apporte pas de réponses précises.

Je vous recommande personnellement de prendre contact avec eux pour à votre tour soumettre votre projet et obtenir ce feed-back à mon sens très important: www.caravanedesentrepreneurs.com

Profitez aussi de l'opportunité des étapes de la Caravane des Entrepreneurs car vous allez y rencontrer la plupart des acteurs pour la création ou la reprise d'entreprise.

Le forum du 16 mars 2007, organisé par la Mairie du 4° arrondissement de Paris, salle des Blancs Manteaux, était à taille humaine et permettait d'obtenir les réponses souhaitées sans la foule du Salon des Entrepreneurs.

Vous pouvez aussi postuler au concours Forces Actives: www.forcesactives.com

Semaine après semaine je continue d'avancer dans la réalisation de mon projet.

OUI, il y a des points à améliorer, OUI, il reste des points à finaliser, OUI, j'ai certainement encore oublié des points, OUI, il me faut me perfectionner sur la connaissance produits et marché mais surtout, OUI, je suis convaincu que mon projet tient la route humainement, commercialement, économiquement et financièrement !

Bon dimanche, je pars courir dans la grisaille parisienne et sous la pluie ! A bientôt.

dimanche, mars 11, 2007

Le rétro planning de reprise

La lettre d'intention signée, nous continuons à avancer jusqu'au transfert de l'entreprise.

Je dis "nous" car il s'agit plus que jamais d'une volonté commune entre le cédant et moi d'aller jusqu'au bout.

Nous sommes bien d'accord sur les grandes lignes: il souhaite la céder et je souhaite la reprendre.

Il reste cependant une multitude de points à régler qui peuvent, si pas a priori faire capoter le deal, tout au moins ralentir fortement sa mise en oeuvre (par exemple: la GAP, les modalités d'accompagnement...).

Pour ceux qui ne connaissent pas encore, je vous détaille ci-dessous mon rétro planning prévisionnel jusqu'à la reprise:

- rédaction par mon avocat du protocole de cession - jusqu'au 5 mars 2007 au soir
(comme dirait un de mes amis, ça, c'est fait !)

- négociation du protocole de cession et finalisation des dates - mars 2007
(ça, c'est en cours et cela va durer encore un peu !)

- réunion finale de négociation du protocole de cession - jusqu'au 5 avril 2007
(à un moment donné il faut négocier et valider en direct les derniers points pour finaliser - j'espère pouvoir avancer cette date à fin mars)

- signature du protocole de cession - jusqu'au 17 avril 2007
(je vais essayer d'obtenir les signatures lors de la réunion précédente mais je préfère prévoir un délai supplémentaire, au cas où...)

- réalisation des audits suspensifs - jusqu'au 28 mai 2007
(les fameux audits comptables et juridiques ! j'aurais réalisé les autres audits par moi-même en me faisant aider par des spécialistes que je connais et qui m'ont proposé leur aide -j'en profite pour les remercier pour tous les conseils qu'ils m'ont déjà donné - et gratuitement !!)

- recherche des financements et aides - jusqu'au 18 juin 2007
(c'est je pense la partie que je vais préférer !!!)

- cession des titres sociaux - début juillet 2007
(la délivrance ??)

Comme vous l'avez compris à cette lecture, le process va durer très certainement encore 4 mois malgré le fait que nous soyons d'accord sur la majorité des points avec le cédant.

Pendant ces 4 mois il ne faut pas que j'oublie l'objectif final, celui de devenir chef d'entreprise avec à la clef la responsabilité de la pérennisation de l'entreprise et un objectif propre de développement de l'activité
(je vais mettre à profit ces quelques mois pour améliorer la stratégie à mettre en oeuvre - quelques nuits blanches à réfléchir en perspective !).

Vu de l'extérieur ces 4 mois peuvent sembler une éternité car cela fait désormais 11 mois que je me suis engagé dans une démarche de reprise d'entreprise.

J'ai évolué dans mon rapport avec le temps et j'accepte désormais de profiter de ce temps pour me préparer à être chef d'entreprise !

Le chemin est désormais balisé, à moi de faire en sorte de ne pas en sortir.

La semaine prochaine va être consacrée à travailler le protocole de cession avant de partir "sur site" les 19, 20 et 21 mars.

Comme souvent le dimanche matin je vais aller courir une bonne heure aux étangs de la Minière avant de profiter en famille de ce beau dimanche ensoleillé et d'un beau match de rugby en perspective: France - Angleterre.

Excellent dimanche et à bientôt !

dimanche, mars 04, 2007

SIMA 2007

Demain je vais au SIMA 2007 avec le cédant. Ce salon regroupe les professionnels des activités agricoles et forestières.

http://www.simaonline.com/ExposiumCms/do/admin/visu?reqCode=accueil

Cette visite va me donner la possibilité de mieux comprendre le fonctionnement du matériel forestier, de recenser les différentes techniques employées et de regarder le positionnement des concurrents présents afin de compléter le BP de reprise.

Comme la société est sur un marché visiblement atomisé, les exposants présents seront je pense représentatif des forces en présence !

Je vais pouvoir aussi regarder ce qui se passe chez les constructeurs de tracteurs (forestiers ou non), de débusqueurs et autres machines d'exploitation forestière.

Cette visite va surtout me permettre d'échanger avec le cédant et de bénéficier de sa vision du métier.

C'est une occasion fabuleuse de resserrer les liens et de confirmer notre volonté mutuelle de transmettre / reprendre.

Nous avons aussi prévu de continuer à travailler mardi matin avec le cédant. Je vais voir à ce moment avec lui quand (si) il est possible que je redescende.

En parallèle, mon avocat est en train de rédiger le protocole d'achat (il devrait me le fournir pour demain soir, tout au moins la première version !).

Je dois aussi contacter cette semaine mon expert comptable pour travailler sur la partie financière du BP de reprise (le cédant est en train de m'amener les derniers documents pour pouvoir avancer).

J'ai aussi envoyé à l'intermédiaire un rétro-planning dont nous allons certainement discuter avec le cédant.

Bonne semaine et à dimanche prochain.

jeudi, février 22, 2007

Lettre d'intention signée !

Et une étape supplémentaire qui vient d'être franchie ! C'est une excellente nouvelle qui me réjouit.

Il ne reste "plus" maintenant qu'à:
- rédiger le protocole
- en préciser certains points tels que les points suspensifs d'audit, la garantie d'actif et de passif ou les modalités d'accompagnement du cédant
- présenter, négocier et valider ces points avec le cédant
- faire signer le protocole par les deux parties
- finaliser le BP de reprise y compris le plan de financement, le plan de trésorerie et les CR prévisionnels
- présenter ce dossier complet aux banques et autres organismes tel que le Conseil Régional, le Réseau Entreprendre
- négocier les aides, garantie et financements
- les obtenir pour boucler le plan de financement
- et acquérir les titres de la société !

Bref plus que quelques mois passionnants pendant lesquels je vais préciser la stratégie commerciale, réfléchir à la future organisation, peaufiner les détails et aborder 100 000 autres sujets en attendant de passer aux choses sérieuses que sera la gestion d'une entreprise !

P.S. Tant que ce n'est pas fini, cela peut encore échouer néanmoins je reste optimiste quant à une issue positive

dimanche, février 18, 2007

Ma deuxième lettre d'intention

J'ai travaillé la semaine dernière à ma deuxième lettre d'intention. Cela a été plus facile car je maîtrise désormais un peu plus le process et les points cruciaux.

Je l'ai finalisée par téléphone avec mon avocat lundi avant de la présenter mardi à Monsieur Delamard de CFK Finance et de discuter déjà avec lui de certains points.

Il est important à ce stade que l'intermédiaire comprenne les positions prises et fasse le lien entre moi et le cédant ce qui dans ce dossier ne me semble pas facile car la lettre d'intention se base à la fois sur la liasse fiscale 2005, un prévisionnel de capitaux propres à fin 2006 et un résultat net du 1er janvier 2007 jusqu'à la reprise. (Ouf !)

L'intermédiaire doit avoir un rôle de facilitateur entre les deux parties pour faire qu'au final les points de vues convergent. Jusqu'à maintenant Monsieur Delamard a parfaitement tenu ce rôle.

Il va ensuite envoyer par courrier les deux exemplaires que j'ai paraphés et signés (un pour le cédant et un pour moi) au cédant (qui ne les avait pas encore reçues vendredi dernier).

Ils en discuteront ensemble avant de m'informer des points qui restent à négocier.

J'espère que le cédant les aura reçues samedi ou au plus tard lundi afin que nous puissions échanger au besoin la semaine prochaine.

En parallèle je continue de présenter mon BP de reprise à des personnes de confiance afin de recueillir leurs commentaires et de pouvoir l'améliorer.

Je suis content car (soit parce qu'ils sont gentils, soit parce que mon BP est bien fait ?) ils ont tous été plutôt positifs.

Je vais certainement revoir le montage financier mais pour cela il faut que la lettre d'intention soit signée. (Patience donc !!!!)

Je travaille aussi sur l'apprentissage du métier de sylviculteur, c'est la clef du développement de la société. Je veux comprendre les besoins de mes futurs clients !

C'est un métier passionnant qui vit dans une dimension temporelle différente de celle du commun des mortels. Un cycle forestier dure minimum 10 ans et jusqu'à 150 / 200 ans pour certaines espèces !

Il me reste énormément de choses à comprendre mais je suis enthousiaste et volontaire, cependant je me freine au cas où la lettre d'intention ne serait pas signée !

On ne sait jamais et j'ai tellement peur d'être déçu...

A la semaine prochaine pour le prochain épisode qui verra peut-être la lettre d'intention signée ?

samedi, février 10, 2007

La négociation

Mercredi a été une journée effectivement très importante dans mon projet de reprise.

Nous avons cherché avec le cédant un point d'équilibre concernant le prix de son entreprise.

Les questions sur lesquelles nous avons dû trouver un accord ont été:

- Quelle est la valeur pour le cédant ?

- Combien vaut-elle théoriquement ? (grâce aux différentes méthodes financières disponibles)

- Combien est-ce que je peux payer en tenant compte des paramètres liés au financement (apport personnel, participation ou non du cédant, possibilité d'endettement...)

- Et au final, en fonction des différents paramètres précédents, jusqu'où suis-je prêt à aller en tant que repreneur et qu'est prêt à accepter le cédant ?

Après quelques heures de négociation nous sommes finalement tombés d'accord sur un prix.

Ce qui compte à court terme c'est la capacité de monter un dossier de financement cohérent, d'obtenir les financements et de sentir la capacité de l'entreprise à rembourser.

Dans cette reprise il y aura d'autres impacts qui vont influer positivement mais que je ne connais à ce jour. (c'est à ce moment là qu'on se rend compte si on est ou pas un entrepreneur capable de prendre certains risques et de parier sur l'avenir !)

Je vous parlerai de l'entreprise un peu plus tard quand j'aurais avancé. En attendant: motus et bouche cousue !

Quelles sont les étapes suivantes ?

Je remets la semaine prochaine la lettre d'intention qui va récapituler les points d'accord et en proposer d'autres qui seront dans le protocole final.

Dès que j'aurais l'accord du cédant sur la lettre, je finalise le dossier de reprise à présenter aux banquiers et autres organismes.

Il me reste à boucler le BP de reprise avec notamment la partie étude de marché, les CR prévisonnels, le plan de financement et le plan de trésorerie.

Ensuite je pars à la chasse au financement et nous avançons sur le protocole final et attaquons les différents audits.

Si tout va bien, j'espère être dans l'entreprise en juillet / août.

Je croise les doigts et surtout je vais me bouger pour que cela marche !

dimanche, février 04, 2007

J-3 !

Mercredi va être une journée importante dans mon projet de reprise d'entreprise.

Nous allons avec un cédant essayer de nous mettre d'accord sur un prix et les modalités de la cession !

Je suis depuis quelques jours, vous vous en doutez, un peu anxieux mais j'y vais malgré tout confiant car je sens que nous pouvons arriver à un compromis.

Je ne peux pas vous en dire beaucoup sur l'entreprise, sachez seulement qu'elle a 10 salariés, qu'elle est localisée dans le sud et qu'elle intervient sur un marché lié à l'environnement et aux EnR.

J'ai passé cette semaine à rédiger le BP de reprise pour cette entreprise et je me sens très à l'aise avec le marché et les chiffres. (Au fait, j'ai arrété l'autre dossier car je ne sentais pas le marché et le positionnement produit et surout je ne voyais pas ce que je pouvais apporter)

Il me reste encore à compléter le document avec la partie concurrence et un plan d'action de développement commercial mais il a déjà une "bonne tête".

Je suis tellement à l'aise avec que je l'ai déjà présenté lors d'une réunion sur les aides avec le chargé de mission spécialisé dans la reprise d'entreprise du conseil régional de la région concernée et l'accueil a été excellent. Dont acte !

Le chemin à parcourir est encore long car il y a une foule de détails à régler mais j'ai le sentiment d'être enfin sur la bonne voie.

A bientôt !

dimanche, janvier 28, 2007

Le test de la présentation du bp de reprise

J'ai présenté mon premier business plan de reprise cette semaine. Pas terrible comme résultat !

Heureusement que c'était à blanc sinon je me serais fait laminé !

J'ai demandé la participation de deux collègues repreneur qui ont eu la gentillesse de me passer à la moulinette pendant quelques heures.

Je les remercie pour leur soutien car je me suis rendu compte que je ne suis pas encore prêt à présenter ce business plan de manière officielle (un conseil: même si vous vous sentez prêt, faites des répétitions, vous n'en serez que meilleur !).

Le plus grave est que je me suis aperçu lors de la l'élaboration que je n'ai pas encore de vision claire des objectifs d'amélioration et des moyens à mettre en oeuvre pour les atteindre.

Au niveau "chiffres" cela a confirmé que je maîtrise la construction des comptes de résultats prévisionnels, le plan de financement mais qu'il faut encore travailler sur le plan de trésorerie.

Dans les semaines qui viennent, je vais donc continuer à travailler sur la définition des objectifs et des moyens et avancer dans l'élaboration de ce document crucial pour la recherche de financement et futur tableau de bord de l'après reprise.

Bonne semaine !

lundi, janvier 22, 2007

L'étude de marché avant reprise

Un autre des points clefs avant reprise est l'étude de marché.

Je vais faire un balayage rapide de ce sujet.

Pourquoi rapide ? Parce que sinon je devrai écrire un livre tant le sujet est vaste et mérite des explications ! (je suis en pleine étude pour les deux sociétés en négociation donc vous comprendrez que j'ai d'autres priorités)

L'étude de marché conditionne notamment les hypothèses du business plan et doit rassurer le repreneur sur sa compréhension de l'activité de l'entreprise visée (surtout quand il ne vient pas du secteur).

Les questions à se poser se répartissent par grands thèmes:

- Le marché
Quel est sa taille ?
Quelle est son évolution ?
Comment s'organise-t-il ?

- Les produits / services
Quels sont-ils ?

- Les clients
Qui sont-ils ?
Quels sont leurs besoins ?
Quelles sont leurs attentes ?

- La société visée
Quelle est sa part de marché ?
Quel est son positionnement ?
Quels sont ses avantages concurrentiels ?

- La concurrence
Quelle est-elle ?
Quelle est sa part de marché ?
Quel est son positionnement ?
Quels sont ses avantages concurrentiels ?

- Les nouveaux entrants (concurrents et produits)
Y en-a-t-il ?
Sous quelle échéance ?

- Les contraintes législatives / technologiques...
Quelles sont-elles ?
Constituent-elles des barrières pour tout nouvel entrant ?

Il y en a encore d'autres mais celles-ci me semblent primordiales.

Le plus difficile n'est pas de connaître les questions auxquelles il faut répondre mais d'y répondre !

Cela est d'autant plus compliqué quand vous n'êtes pas du secteur et pas dans l'entreprise. (C'est le quotidien d'un repreneur et il faut s'en accommoder !)

Il faut donc chercher les réponses sur le net, dans les revues grand public ou professionnelles, faire des entretiens (avec le cédant, son équipe quand c'est possible, d'autres professionnels, des connaissances...), consulter les études de marché existantes (s'il y en a !) bref se bouger pour trouver et obtenir de l'information pertinente.

Tout cela prend du temps mais est nécessaire pour conforter votre vision de l'entreprise à reprendre.

Je ne peux que vous recommander la lecture des deux livres suivants qui sont sur des sujets connexes mais importants.

Tous les deux sont édités chez Dunod:
- "La stratégie prix" de Hermann Simon / Florent Jacquet / Franck Brault
- "Stratégie sans complexes" Bruno Jarrosson

Allez, je retourne à mes études de marché avant de me lancer dans l'élaboration des business plans et ultérieurement des plans de trésorerie et de financement.

Bonne semaine à vous !

lundi, janvier 15, 2007

Edition spéciale: lancement de Laneo !!!!

Depuis quelques mois (voire quelques années) un de mes amis se bat pour lancer un nouveau concept.

Aujourd'hui ce concept n'est plus virtuel mais existe réellement et son message nous touche directement puisqu'il traite de la préservation de l'environnement au travers de nos actions.

En tant que "sportif" sensibilisé aux questions de développement durable il était de mon devoir de relayer ce message.

Pour en savoir plus connectez-vous sur: https://www.laneo.org/about.aspx

J'espère que, comme moi, vous adhérerez et contribuerez par vos actions à influer positivement sur le futur de notre planète.

dimanche, janvier 14, 2007

Le dilemme pour un repreneur !

Quel dilemme en effet !

J'ai deux négociations en cours, toutes deux assez avancées, respectivement, trois entretiens et deux entretiens plus une visite sur site.

Je suis dans une situation difficile car je suis attiré par les deux et bien évidemment pour des raisons différentes, ce qui ne simplifie pas la prise de décision !

Les points que je suis en train de regarder et qui feront pencher la balance (que je suis !) vers l'une ou l'autre sont les suivants:

1. Rentabilité actuelle vs prix d'achat / financement

=> Est-ce que je suis capable de me payer un salaire qui couvre mes besoins sans déstabiliser le montage du projet ?

2. Risques et opportunités du ou des marchés

=>Sont-ils en déclin, stable ou en croissance ? Je ne prends pas le risque d'aller sur des marchés en déclin alors qu'il va falloir "absorber" l'impact de la transmission.

3. Facilité d'accès de l'entreprise au départ de Paris

=> Comme je vais faire a priori des allers-retours réguliers au moins pendant les 6 premiers mois c'est une donnée assez importante.

4. Fit avec l'équipe en place

=> C'est un point qui est très difficile à mesurer et auquel néanmoins il faut répondre car je vais être obliger de déléguer (soit parce que je serais en déplacement, soit parce que je n'ai pas les compétences techniques). C'est un des risques à prendre et que je suis prêt à assumer !

5. Adéquation de mes compétences avec le métier de l'entreprise

=> est-ce que je suis capable de comprendre le modèle économique / les marchés / les attentes clients ? Ayant travaillé dans divers secteurs d'activité, je ne réfléchis plus par rapport à ma capacité à comprendre mais à mes envies. Je sais que si je suis motivé je trouverais les ressources.

6. Intérêt "intellectuel" de la reprise

=> Quel challenge me fait vibrer ? Je reprends une entreprise aussi pour me réaliser professionnellement ! Si je ne sens pas le challenge, mieux vaut chercher une autre entreprise à reprendre !

Je vous souhaite une excellente semaine et je retourne à mes cogitations (avant la prise de décision !).

lundi, janvier 08, 2007

Résolutions pour 2007

La limite que je me suis fixée approche désormais à grands pas : plus que 6 mois avant de décider de modifier mes perspectives professionnelles !

Je suis persuadé que 2007 verra l'aboutissement de ma démarche de reprise car le temps passé joue en ma faveur.

J'ai maintenant acquis une expérience qui renforce ma crédibilité et ma capacité à gérer "seul" une entreprise.

Je n'ai plus de temps à perdre en tergiversations inutiles ! J'avance donc rapidement lorsque j'étudie une entreprise et je tranche aussi rapidement sur le fait d'aller plus avant dans la négociation.

J'ai arrêté un dossier fin décembre, je n'irais pas plus avant sur un autre car il ne me correspond pas et je m'apprête à me retirer d'un troisième car je ne vois pas les perspectives de développement.

J'ai deux négociations en cours dont une me paraît bien engagée. Nous arrivons au troisième rendez-vous qui se fera dans l'entreprise avec l'ensemble des salariés et me permettra de me forger une opinion.

Le chemin est encore long à parcourir mais je suis confiant car j'ai la volonté d'aboutir.

En 2007 je suis bien décidé à devenir chef d'entreprise et pas un repreneur, super analyste de dossiers !

mercredi, décembre 27, 2006

Joyeuses fêtes à tous

Mon blog revient en pleine forme le 7 janvier 2007.

En attendant je vous présente mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année.

Puisse-t-elle vous permettre de réaliser vos rêves les plus chers !

dimanche, décembre 17, 2006

Le service client

Je vais sortir du cadre strict de mon projet de reprise d'entreprise et vous livrer mes impressions après un passage hier dans cette vénérable institution qu'est la Poste (on dit la Banque Postale désormais ?).

Tout d'abord une petite chronologie des faits:
- 8h30: ouverture de l’agence postale
- 8h40: mon arrivée dans la file
- 8h41: estimation de ma durée de passage
- 8h55: discussion avec 2 autres clients sur la situation
- 9h05: ouverture du 3ème guichet
- 9h10: passage à ce même guichet
- 9h15: fin du "cauchemar"

Synthèse: environ 30 minutes d'attente pour 5 minutes maximum au guichet pour retirer un colis, en réexpédier un autre, acheter 3 paquets de cartes de voeux et les 30 timbres qui me permettront de les envoyer. Ouf !

Revenons maintenant sur le déroulement de l'histoire.

A 8h40 quand j'arrive, il y a 2 comptoirs ouverts sur les 3 possibles. J'ai 7 personnes devant moi. J'effectue un rapide calcul mental: 3 minutes par personne x 7 = environ 20 / 25 minutes d'attente. Je vais atteindre un des guichets vers 9h05.

Je prends mon mal en patience et j'observe les deux guichets ouverts et le déroulement du service. Edifiant !

Sur ma droite, en face, une employée a-do-ra-ble mais d'une lenteur exaspérante, qui raconte sa vie, blague avec les clients et qui n'a visiblement pas compris que le samedi matin les clients veulent aller vite pour utiliser autrement leur temps qu’avec elle.
Personne ne le lui a visiblement expliqué (enfin je l’espère !) et surtout ne le lui rappelle alors que la file continue de grossir !

Sur ma gauche, une personne qui semble plus efficace même si elle ne donne pas l’impression de se presser.(Je ne juge pas sur cette seule fois car cela fait maintenant 9 ans que je vais à ce bureau de poste assez régulièrement)

En face toujours ce bureau vide alors que s’égrènent les minutes et que la file grossit plus vite que les clients ne sont servis.

Passent quelques minutes, et je me dis, tiens, soit ils ont des problèmes de personnel pour n'avoir ouvert que 2 guichets ou le responsable n'a pas analysé qu'en cette période avant les fêtes de fin d'année, il va y avoir affluence et qu'il serait bien d'avoir les 3 ouverts. La suite me donne tort vers 8h59, cela a bien été anticipé.

A 9h00 arrive une jeune femme qui, malgré la queue grandissante, d'approximativement 15 personnes désormais, s'organise et s'installe tranquillement à son poste de travail.
Il lui faut quelques minutes pour aller chercher ce qui lui est nécessaire et s’installer, ce va-et-vient renforce l'impression pour les clients que cela n'est pas important s’ils attendent.

Cela fait maintenant plus de 20 minutes que j'attends. Le service au comptoir est aimable (trop aimable ?) et l'efficacité (ou la motivation ?) visiblement perfectible.

Avec cette quantité de produits et services différents (colis, lettres, timbres, enveloppes prêt à poster, cartes postales, retraits, envois et j'en passe) j'ai l'impression d'être dans un inventaire à la Prévert et je me demande comment tout cela est organisé ?

Quelles ont été les consignes ce matin à l'ouverture ? Rien de précis ou au contraire du style "Bonjour, ce matin nous sommes à J-8 avant Noël, cela va être le rush pendant toute la matinée, mais dans la bonne humeur et avec efficacité.
Question organisation: je prends les retraits de colis et des lettres recommandées. Si vous en avez, vous me passez les avis et vous continuez sur les opérations courantes.
Pour fluidifier le trafic, j'ai mis en place un panneau à l'entrée indiquant une file pour ces opérations et je viendrai contrôler régulièrement que personne n'attend inutilement. Je vous demande ce matin d'être le plus bref possible tout en restant aimable, il faut que cela dépote !"

Personnellement, je penche plutôt pour la première hypothèse, chacun a ses horaires (on embauche à 9h00 donc on s'installe à 9h05, normal dans le pays des 35 heures !).

Revenons en arrière et imaginons cette situation dans une société qui n'est pas assise sur un quasi monopole (au hasard la location de voitures...).
Sauf à avoir un contrat société que fait n'importe quel client qui voit qu'il y a une queue monstrueuse (à moins que le prix soit réellement inférieur) ? Il va voir ailleurs !

Cette courte intervention reprend la teneur des propos que nous avons eu entre clients.

Difficile de passer d'une situation de "quasi-fonctionnaire" qui a eu l’habitude d’usagers à celle d'employé qui essaye d'améliorer par son efficacité, son accueil, ses compétences la satisfaction des ses clients et leur fidélité.

Personnellement mes souhaits concernent la rapidité de la prestation et l'amabilité de la personne (pas besoin d'en faire trop mais un minimum – SBAM vous connaissez ?).
La compétence technique peut être importante mais pas dans une agence postale.

Je peux encore développer le thème du service client si cela vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter pour échanger.

Concernant mon projet de reprise les derniers rendez-vous m’incitent à l’optimisme et j’ai bon espoir de concrétiser en 2007.

Bonne semaine à vous.

lundi, décembre 11, 2006

Informatique et liberté

Un petit détournement humoristique car je viens de passer une période catastrophique au niveau informatique !

Il y a environ un mois, j'ai "cassé" mon portable en le laissant tomber par mégarde juste avant un rendez-vous (ne jamais faire 3 choses à la fois !!!).

Direction immédiate le SAV de l'enseigne chez laquelle j'ai acheté ce PC, 4 semaines de délai pour obtenir un devis (c'est vrai que de nos jours on peut travailler sans informatique !) et un devis de réparation de 450 € TTC pour un montant à neuf de 900 € TTC.

A ce jour j'ai pris la décision de ne pas faire réparer chez cette enseigne mais de voir en local avec un réparateur qui aura tout intérêt à chercher une solution moins onéreuse pour me fidéliser (c'est bien parti suite à sa première intervention- voir ci-dessous).

Au mieux cela me coûte moins cher et au pire le même prix (ses taux horaires et de marges sur les pièces étant largement inférieurs à ceux pratiqués par ailleurs du fait de frais de structure je pense largement inférieurs notamment - question compétences je pense que c'est quasi identique - de toute façon je prends le risque) .

La semaine dernière, mon unité centrale fixe a planté et la procédure de restauration fournie par HP n'a pas fonctionné.

Résultat des courses: pas d'informatique pendant 2 jours jusqu'à ce que je trouve un réparateur à 300 m de la maison qui a remis d'équerre ma configuration dans la demi-journée pour 80 € TTC !

Pour ceux intéressés, voici ses coordonnées:
sarl G.C. Informatique
129 rue de Malabry
92350 Le Plessis Robinson
Tél: 01.49.84.43.47.

Par contre j'ai réinstallé tout seul la connexion à l'AOLbox, les programmes qui ne fonctionnaient plus, les diverses configurations personnalisées, etc. A ce jour il me reste à faire fonctionner l'application Palm de synchronisation. Ouf !

Dernière mésaventure: samedi matin avec Access 2003.

J'ai bloqué par erreur l'accès au programme et, après avoir bataillé pendant quelques heures, consulté 50 blogs, hotlines en ligne, forums de discussion spécialisés et suite à une nième manipulation j'ai enfin réussi à débloquer la situation (ne me demandez pas comment je ne le sais toujours pas ! le principal c'est que cela fonctionne n'est-ce pas ?)

(Au fait, vous savez comment je nomme cette accumulation de pépins ? la L.E.M. - réponse la semaine prochaine pour ceux qui ne connaissent pas)

Moralité: aujourd'hui, dans un monde qui nécessite de plus en plus de rapidité et de volume d'informations à traiter, je vous confirme qu'il est quasi impossible de vivre sans tableur, sans base de données informatisées, sans internet...

Un seul petit conseil: faites donc des sauvegardes régulières de ce qui est vital, utilisez un bon anti-virus et priez pour que cela ne plante pas trop souvent !

Une petite chose encore: en tant que repreneur, vous êtes seul dans ces moments-là, il n'y a pas de service informatique à appeler, pas de deuxième serveur sécurisé, pas de copie de sauvegarde ! C'est à vous de gérer !

Bonne semaine à tous

lundi, décembre 04, 2006

Partir "petit", commencer "moyen" ou viser "gros" ?

(J'utilise les guillemets car la notion de taille est fonction de l'expérience professionnelle de chacun. Personnellement petit correspond pour moi à une structure de moins de 10 personnes, moyen entre 10 et 20 et gros plus de 20 personnes.)

La définition de la taille de la cible est une question essentielle mais difficile. Il faut y répondre pour pouvoir avancer dans un projet de reprise.

La réponse dépend visiblement d'un certain nombre de paramètres:

- envie de gérer une petite, moyenne ou grosse structure -> est-ce que j'ai envie de tout gérer au quotidien ou est-ce que je préfère déléguer ?

- majoritaire, en association ou en minoritaire -> quel degré d'autonomie est-ce que je vise (ou que je peux me permettre - voir points ci-dessous) ?

- compétences dans le métier exercé -> est-ce que je peux gérer seul ou est-ce que je dois impérativement m'entourer ?

- capacité à lever des fonds -> qu'est-ce que je peux viser comme valorisation, donc comme taille, en fonction de mes compétences professionnelles, de ma capacité à convaincre et rassurer et de mon apport (et de mes garanties personnelles ?) ?

- dossier étudié -> je me suis rendu compte que ce paramètre est tout aussi importante car il module les 4 précédents. Il est difficile de synthétiser ce point car je pense qu'il n'y a pas de règles.

Vous le verrez quand vous étudierez des dossiers et que vous tomberez sur un coup de coeur en dehors de vos critères rationnels !

mardi, novembre 28, 2006

Taux de rendement interne (TRI) - rentabilité des investissements

Comme je n'étais pas satisfait du blog d'hier j'ai continué à approfondir et je suis arrivé sur le TRI et son calcul.

Voici ce que j'ai trouvé:

"Rentabilité des investissements

1 Délai de récupération du capital investi

Un investissement est jugé rentable si le capital investi est récupéré très rapidement ou autrement dit, si cet investissement procure les ressources nécessaires au remboursement du capital utilisé.
Le principe de calcul est simple.
Après avoir dégagé pour chaque investissement les ressources nettes (encaissements - les décaissements), on effectue un cumul de ces dernières pour chaque investissement. Dès que le cumul devient positif, cela signifie que le coût de l’investissement a été récupéré. Le délai séparant la date d’investissement de celle à laquelle les cumuls deviennent positifs représente ce délai de récupération
2 la valeur actuelle nette (V.A.N)
Cette méthode consiste à appliquer au coût d’un investissement et à la recette nette d’exploitation attendue de cet investissement les règles de capitalisation, d’actualisation et d’équivalence des annuités.
Désignons par Io le coût de l’investissement à l’époque 0. On suppose que l’investissement est intégralement payé.
R1, R2, R3 ..... les recettes procurées par l’Investissement au cours des années 1, 2, 3
D1, D2, D3 ...... les dépenses exigées par l’Investissement au cours des années 1, 2, 3
i1, i2, i3 .......... les taux d’intérêt
B= Bénéfice estimé à l’époque 0
B = -Io + (R1 - D1) (1 + i1)-1 +(R2 - D2) (1 + i2)-2
Si les recettes nettes sont constantes et i constant :
B = -Io + (R - D) 1 - (1 + i)-n /i
formule des annuités constantes

l’investissement sera jugé rentable si le résultat > 0
3 Taux de Rendement Interne (T R I.)
Ce taux est celui pour lequel la V.A.N est nulle à l’époque 0.
Ce taux doit être comparé au taux moyen en vigueur sur le marché financier pour juger de l’opportunité d’un investissement. Il faut procéder par itération c.-à-d. essayer plusieurs valeurs de i
Io = (R - D) 1 - (1 + i)-n /i"
Cette réponse a été trouvée sur la page web suivante et je les remercie pour leur contribution:
http://www.ac-grenoble.fr/ecogest/pedago/comptabilite/crsmatfi.htm

J'ai trouvé aussi d'autres liens complémentaires:

http://www.refer.mg/cours/analyse-projet/mod3/chap4/taux_rentabilite.htm

http://www.ac-versailles.fr/pedagogi/ses/Reserve/pages/inclassable.htm

http://www.irrq.com/fr/rendement_financier.php

J'espère que cela éclairera aussi votre semaine !

lundi, novembre 27, 2006

L'écart entre valorisation sentimentale et économique

J'ai abordé ce sujet au tout début de ma période de repreneur (exactement le 15 mai):

"Il en existe un certain nombre (de méthodes de valorisation) mais il semble ressortir que la méthode la plus utilisée est la suivante:

RN retraité x coefficient + trésorerie excédentaire

Le résultat net retraité correspond au résultat net + ou - les éléments anormaux. "..." Le coefficient se situe entre 0 et l'infini notamment selon le secteur d'activité, la région, l'état de l'entreprise et la façon dont se déroule la négociation ! Les valeurs usuellement pratiquées actuellement sont entre 5 et 7."

Six mois après, ma vision est restée identique : la bonne valorisation à l'achat d'une entreprise est celle qui permet de rembourser l'emprunt contracté, de garder une marge de sécurité en cas de baisse de résultat (ce que tout le monde vous prédit la première année de la reprise !) et d'assurer un rendement suffisant des capitaux investis.

En effet lorsque l'on rachète une entreprise il s'agit aussi d'un placement financier.

Imaginons que je dispose de 300 K€, j'ai différentes solutions pour les investir:
- Si je prends l'option zéro risque je peux attendre un taux annuel net de 2.75% avec un CODEVI ce qui me rapporte 8250 €.
- Si je prends une option plus risquée (par exemple un investissement en actions), je peux espérer entre 5 et 10% par an (voire moins bien sur !) soit entre 15000 et 30000 €
- Et ainsi de suite jusqu'au risque total en investissant en Junk Bonds (dont je ne connais pas le rendement...)

Dans l'affaire qui me concerne, quel rendement attendre d'un investissement dans une PME ? 10, 15, 20 ou 25% brut ?
Il me paraît raisonnable d'en espérer au minimum entre 10 et 15% eu égard au niveau de risque (j'ai trouvé certaines valeurs qui oscillent vers les 20% mais restons raisonnable !).

Ceci équivaudrait en rendement de l'investissement donc du capital à un résultat net après impôt entre 30 et 45 K€, cela HORS SALAIRE (variable en fonction de l'entreprise - les valeurs qui circulent pour une PME entre 1 et 2 M€ de CA sont d'environ 45-50 K€ annuel ) car il s'agit bien d'un investissement en CAPITAL !

Le salaire correspond à la juste rémunération pour le travail effectué en tant que dirigeant.

Cette notion semble parfois difficile à accepter par certains cédants qui mélangent les deux et ne ressortent pas le salaire du résultat (notamment pour les sociétés en nom propre) afin (d'essayer) de justifier la survalorisation de leur entreprise.

De la même manière, certains cédants appliquent des coefficients multiplicateurs bien au delà de ce qui se pratique usuellement ce qui oblige à investir des sommes plus importantes et fait donc chuter le rendement de l'investissement.

Dans les deux cas de figure on arrive à cette fameuse valeur sentimentale (la taille du bateau pour certains !) car déconnectée de toute base économique et toute la difficulté pour un repreneur est de ne pas s'y laisser prendre sous prétexte que c'est l'entreprise de sa vie ou qu'il est pressé de conclure.

Le plus difficile, une fois cela accepté par le repreneur, est d'amener le cédant à l'accepter afin qu'il se rapproche de la valeur économique qui lui est proposée.

Malgré tout il s'agit avant tout d'arriver à un compromis acceptable par les parties... tout ceci reste à ce jour assez théorique !

Comme je ne suis pas un spécialiste de la finance et de plus un "jeune" repreneur, n'hésitez pas à intervenir, ce blog est aussi un lieu d'échanges.

dimanche, novembre 19, 2006

32 semaines

Ce soir cela fait donc 231 jours que je me suis lancé dans ce projet de reprise d'entreprise, 231 jours que je précise la cible, 231 jours que je développe mon réseau au niveau des intermédiaires, 231 jours que j'avance de manière régulière mais pas linéaire... et au moins le même nombre de jours pour espérer finaliser !

J'ai rencontré depuis le 3 avril 2006 beaucoup de personnes, directement ou indirectement, concernées par mon projet (je dirais au moins 50).

J'ai obtenu de la plupart un plus ou moins grand soutien ce qui m'a permis de ne jamais me sentir complètement isolé et de toujours continuer à apprendre.

Voici les quelques conseils que je retire de ces presque 8 mois d'expérience (le manifeste du repreneur ??):

Conseil 1:
Sollicitez le soutien de vos proches, de vos amis, de vos relations et des relations de vos relations et maintenez le lien social.

Conseil 2:
Ne restez jamais isolé surtout les jours de découragement, forcez-vous à rencontrer du monde et à partager avec vos interlocuteurs ! Même si ce n'est pas directement lié à votre projet, il en restera toujours quelque chose.

Conseil 3:
Il faut croire en ses rêves si on veut les voir aboutir ! N'abandonnez pas même si vous êtes le seul qui semble y croire !

Conseil 4:
Cependant, essayez de rester lucide. Mesurez de manière objective les avantages et les inconvénients de l'entreprise que vous envisagez de racheter.

Conseil 5:
Ecoutez les conseils des uns et des autres mais décidez seul. Vous êtes celui au final qui assumerez vos décisions.

Conseil 6:
N'allez pas sur un dossier que vous ne "sentez" pas. Les chiffres ne sont pas les seuls éléments à prendre en compte quand on envisage une reprise.

Conseil 7:
La reprise d'entreprise est certes une transaction commerciale mais c'est aussi et, à mon sens, surtout une histoire humaine (la vôtre, celle du cédant et celle de l'entreprise et de ses salariés). Ne l'oubliez jamais lorsque vous négociez.

Conseil 8:
Il existe des ratios officiels mais que cela ne vous arrête pas pour avancer sur des dossiers hors de votre "fourchette" de CA. Il faut les étudier pour avoir la certitude que le financement n'est vraiment pas envisageable.

Conseil 9:
Oubliez tout ce que je viens de vous dire et faites vous votre propre expérience ! Chaque personne est unique et voit le monde au travers de son propre prisme !

PS: La semaine prochaine j'ai rendez-vous avec 2 cédants et 2 dossiers à étudier. Un pas de plus dans le chemin sinueux de la reprise !

PPS: Vous avez été 180 à me lire en octobre et déjà plus de 190 en novembre. J'espère que vous appréciez cette lecture hebdomadaire et je vous remercie de m'obliger à trouver chaque semaine un sujet !

dimanche, novembre 12, 2006

La maturation du projet de reprise

Près d'un an après que j'ai décidé de reprendre une entreprise, je me rends compte que je viens seulement de réellement préciser les contours de ce projet.

L'objectif initial était de travailler au niveau local dans les énergies renouvelables pour deux raisons:
- il s'agit d'un marché qui aura une croissance soutenue dans les années qui viennent
- il est urgent d'agir pour la planète et de s'impliquer de manière individuelle.

La recherche d'une entreprise de chauffage / plomberie représente alors pour moi la solution stratégique cohérente qui permet de vivre en attendant que ce marché atteigne un degré de maturité suffisant.

Les cibles disponibles dans ce secteur en région parisienne sont assez peu nombreuses et de surcroît chèrement valorisées ce qui me conduit à rechercher en province.

Après ces bientôt 8 mois de recherche et de réflexion, pour atteindre mon objectif initial et par rapport à mes compétences professionnelles et mes aspirations, je ne suis en fin de compte pas prêt à accepter toutes les implications en même temps :
- partir en province
- reconstruire un réseau tant personnel que professionnel
- agir uniquement au niveau local et plus au niveau français voire européen
- obliger mon épouse à démissionner
- et cumuler de fait les risques personnel, professionnel et financier.

Ce processus de maturation peut paraître long et la prise de conscience tardive mais si j'avais tout défini précisément avant de me lancer, je pense que je serais encore en poste à me poser des questions au lieu d'agir en prenant quelques risques pour concrétiser ce projet.

Aujourd'hui, après avoir été très proche d'une reprise effective en province, j'ai finalement compris que, pour éviter d'accumuler les obstacles et d'avoir une chance de réussir, je ne pourrais accepter d'aller sur un dossier en province que si la société est dans un domaine que je connais, qu'elle a une rentabilité nette acceptable (a priori 10% minium) et qu'elle est localisée dans une agglomération d'une certaine taille pour permettre à mon épouse de retravailler.

Ceci explique pourquoi j'ai étendu depuis quelques semaines mes recherches à d'autres secteurs d'activité en région parisienne car, dans cette configuration, je n'aurais "que" l'obstacle de la méconnaissance du secteur à surmonter ce qui me semble jouable.

Il faut bien savoir à un moment donné se montrer raisonnable !

Bonne semaine à vous et à dimanche prochain.

dimanche, novembre 05, 2006

L'aventure de la période avant reprise

Dans la vie de repreneur il y a des périodes de hauts et de bas, des moments grisants où vous êtes certain de reprendre et des moments de stress et de doute intenses pendant lesquels vous doutez de tout.

En ce qui me concerne, cela fait un plus de 7 mois que j'ai quitté mon poste de salarié et, à ce jour, j'ai certes étudié puis écarté des dossiers, j'en ai toujours 2 en cours d'approfondissement mais il n'y a pas encore de dead-line concret (je suis toujours dans la moyenne des 12 à 18 mois pour une reprise mais quand on le vit la perception de ce délai est un peu différente !).

J'ai vraiment parfois l'impression de faire du sur-place et j'aurais envie de dire lorsque j'étudie un dossier et qu'il me plaît:
"Ok pour cette entreprise, je la prends, vous me l'emballez c'est pour un cadeau (de moi à moi-même) ! Je fais le chèque à quel ordre ?" et le tour est joué.

Hélas ! ce n'est pas et il ne faut surtout pas que cela se passe comme cela car l'engagement personnel et financier est lourd, très lourd, parfois même trop lourd et trop impliquant que cela fait réfléchir voire reculer sur certains dossiers.

Je sais qu'il n'y a pas de reprise d'entreprise sans prise de risques et tout l'objectif est d'essayer de rester... objectif, ni pessimiste ni optimiste !

Simplement le dire est beaucoup plus facile que le faire ! (les donneurs ne sont pas les payeurs !!) Il faut absolument rester réaliste, voir les points positifs de chaque dossier et essayer d'anticiper les points négatifs et à un moment donné arrêter de réfléchir et avancer car il n'existe pas d'entreprise idéale (à une valorisation abordable, structurée et avec un résultat net récurrent au dessus de la moyenne du secteur notamment).

C'est aussi pour moi une grande aventure humaine car j'ai rencontré énormément de personnes intéressantes qui m'ont fait progresser et j'ai beaucoup appris sur moi-même et le fonctionnement du "monde des affaires".

Malgré mes 38 ans, j'ai fait preuve de grande naïveté à certains moments mais j'ai appris depuis la leçon !

Je reste persuadé, malgré des périodes de doute, que je vais mener mon projet de reprise au bout et que je serais chef d'entreprise en 2007.

Bonne semaine et merci pour votre soutien !

mercredi, novembre 01, 2006

Le réseau relationnel professionnel

Le réseau, vous vous souvenez ? Je m'étais promis de revenir sur ce thème (mon intervention de ce soir ne sera qu'un début d'éclaircissement tant le sujet est vaste ! restons modeste donc...).

Tout d'abord qu'est-ce qu'un réseau ?

Les définitions principales du dictionnaire petit Robert de 1972 (je n'avais pas plus vieux désolé !) que j'ai retenues car à mon sens significatives sont les suivantes:
1. ensemble permanent ou accidentel de lignes, de bandes, etc., entrelacées ou entrecroisées plus ou moins régulièrement
2. ensemble des lignes, des voies de communication, des conducteurs électriques, des canalisations, etc., qui desservent une même unité géographique, dépendent de la même compagnie
3. répartition des éléments d'une organisation en différents points; ces éléments ainsi répartis

Ces définitions datent certes maintenant mais elles mettent en lumière l'importance du lien dans le réseau.

En ce qui concerne le réseau relationnel professionnel, je vous soumets la synthèse faite par le site Cadremploi sur ce sujet car elle me paraît particulièrement bien faite et complète:

http://www.cadremploi.fr/emploi/html?page=280

C'est un sujet que j'ai toujours eu du mal à aborder car on touche à l'essence même de la relation humaine et savoir si l'on entretient un contact par pur intérêt ou pas !

Je privilégie personnellement la relation personnelle avant celle professionnelle et intéressée, cela peut surprendre mais je suis comme cela !

Contrairement aux anglo-saxons, ma culture et mon éducation font que j'ai des difficultés à utiliser mon réseau (appelons un chat un chat !), même si je me suis rendu compte de la réelle importance d'en avoir un constitué et entretenu en dehors du cercle des proches.

Je cherche donc toujours à proposer une relation d'échange équitable (j'essaye toujours de donner autant que je reçois même si c'est parfois impossible tant les apports de certains de mes contacts sont importants).

Je me suis rendu compte ces six derniers mois que se constituer un réseau est somme toute assez facile mais que toute la difficulté est de l'entretenir. Le temps est, hélas !, limité et les priorités évoluent parfois au détriment de la relation personnelle.

Il faut donc accepter que les liens se distendent et faire le maximum pour qu'ils ne se cassent pas.

Comme c'est le blog des liens ce soir, un autre lien (internet celui-là !) qui vous permettra d'approfondir le sujet:

http://www.placedesreseaux.com/Dossiers/reseau-relationnel/3-strategies-pour-reseauter-pour-introverti1.htm

A ce titre, je ne peux que vous recommandez si vous voulez développer votre réseau de vous enregistrer sur Viaduc ou OpenBc ou d'autres sites équivalents.

Faites-moi part de vos commentaires à ce sujet, je me sentirai peut-être moins seul dans ma constitution de réseau ?

A bientôt !

mardi, octobre 24, 2006

Mon premier vrai "échec" sur un dossier

2 jours de retard pour mon blog mais surtout c'est désormais au point mort sur Nantes car je ne veux / ne peux pas aller plus loin financièrement sans mettre en danger ma famille et la cible.

C'est dommage mais les limites que je m'étais fixé étaient dépassées donc stop et retour à la case départ !

Il me faut donc attaquer un autre dossier, l'approfondir et aller vers une nouvelle lettre d'intention.

C'est la vie mais je retire énormément d'expérience de ce dossier sur Nantes.

Je vous tiendrai au courant.

A bientôt !

dimanche, octobre 15, 2006

La traque continue !

Vous vous souvenez, je vous avais annoncé que j'ouvrirais la recherche: chose dite, chose faite !

Et cette nouvelles stratégie a été plutôt payante car j'ai désormais à disposition quelques dossiers supplémentaires, sur lesquels je travaille :
- 2 dans le domaine du chauffage / plomberie
- 2 dans la manutention
- 2 dans la location de matériel BTP
- 1 dans la location de véhicules

Je pense pouvoir avancer sur au moins 2 de ces nouveaux dossiers et je vais continuer de traquer d'autres entreprises à racheter dans les domaines du chauffage / plomberie, de la location et de la manutention.

Je n'ai pas encore obtenu de réponse sur la lettre d'intention du dossier de Nantes et je vais revenir aux nouvelles vendredi prochain. C'est pour l'instant ma piste la plus sérieuse et je ne la lâche pas.

Je suis aussi allé ce week-end sur Vannes pour un dossier supplémentaire mais sans succès pour le moment. Je pense avoir un retour plus positif dans la semaine. Une piste supplémentaire à suivre...

En parallèle, je continue de réfléchir à un projet de création même si ce n'est pas ma priorité car je me sens plus à l'aise pour reprendre une société existante.
Je le garde pour l'instant secret car il n'est qu'au stade d'embryon et, vous savez, qu'il faut être particulièrement vigilant pendant la gestation...

Bref, cette semaine a été bien remplie et très positive ! Cela augure plein de bon pour les mois qui arrivent...

La chasse au dahu continue et, après 6 mois intenses, je suis toujours aussi motivé (cela sert d'avoir couru quelques marathons !!) et je repars avec la même énergie pour dénicher cette bête mythique et la rapporter comme trophée !

Il faut l'avouer, il y a eu des périodes éprouvantes, mais je suis loin d'avoir tiré mes dernières cartouches !

Je vous souhaite une excellente semaine et vous dit à dimanche prochain.

dimanche, octobre 08, 2006

Le futur immédiat

Même si je suis plus proche que jamais de la possibilité d'une reprise, je réfléchis à ce que je vais faire si jamais je ne vais pas plus loin sur le dossier de Nantes (ceux qui me connaissent savent que j'ai toujours anticipé lorsque cela était possible !).

Fort de ces 4 mois passés à la recherche d'une entreprise de plomberie / chauffage, j'ai compris qu'il me faudrait beaucoup de chance pour tomber sur une autre société structurée avec un ou des hommes clef gérant la technique, dont la valorisation est dans mon budget et un cédant croyant en mon potentiel de gestionnaire / développeur sur un secteur que je ne maîtrise pas encore complètement.

Comme le temps passe (déjà 6 mois que j'ai quitté Jungheinrich), je pense que je recentrerai mes recherches sur une société dont l'activité est la location et/ou la vente dans le secteur de la manutention, du BTP ou de tout matériel technique car c'est effectivement dans ces activités que ma légitimité est la plus grande même si le potentiel de développement du marché est à moyen terme plus faible que celui des EnR.

Le fait d'être resté en contact avec mes anciens collègues ou d'autres personnes dans la location de matériel BTP, et suite aux discussions que j'ai pu avoir avec eux, fait que je suis persuadé de savoir convaincre cédants, investisseurs et banquiers de me suivre même sur une valorisation excédant mes capacités actuelles de financement, ce qui risque fort d'être le cas au regard des montants nécessaires pour les renouvellements ou développements de parc.

La deuxième alternative est de commencer à rechercher un job salarié mais je ne suis pas dans le dead line que je me suis fixé (juin 2007) donc c'est une solution que je repousse pour l'instant.

En tout état de cause, tant que je n'ai pas de réponse négative, je considère que la reprise sur Nantes est toujours d'actualité et je reste sur les starting blocks pour les étapes suivantes (je ne vends pas la peau du dahu avant de l'avoir tué mais je continue de croire que le piège va se refermer et qu'il va bientôt être à porté de tir !).

Je vous souhaite une bonne nuit et à bientôt pour la suite des aventures d'un "jeune" repreneur ! (38 ans ce soir !)

dimanche, octobre 01, 2006

La remise de la lettre d'intention

Eh bien, ça y est ! J'ai présenté mon projet de reprise et remis ma lettre d'intention lundi après -midi comme prévu.

La rencontre s'est déroulée dans les bureaux de l'intermédiaire (en terrain neutre pour ainsi dire...).

J'avais préparé un document de 5 pages que j'ai remis au cédant et nous en avons discuté, tranquillement, pendant une heure environ.

Ce document reprenait les points suivants:
- mon projet (personnel et pour l'entreprise)
- les points forts (c'était, je pense, le moment de mettre en avant les points positifs d'autant plus que cette société en a un bon nombre)
- mes objectifs à court et moyen termes (un peu comme le business plan qui sera présenté aux banques et aux autres organismes mais avec une touche plus personnelle et sans les chiffres, d'autant que je ne les maîtrise pas complètement à aujourd'hui car je n'ai pas eu accès à la totalité des informations disponibles)

J'ai écouté ses commentaires avec attention, ils ont permis de valider ma bonne compréhension de l'activité et de conforter ma synthèse des points clefs.

Pendant toute la discussion, j'ai tout particulièrement essayé de répondre aux questions suivantes:
Est-il réellement vendeur ? Pour quelles raisons ?
N'y a-t-il personne dans son entourage pour lui succéder ?
Est-ce que je lui "conviens" en tant que futur repreneur de son entreprise ?
Est-ce qu'il pense que j'ai la capacité et les compétences pour lui succéder ?
Est-ce qu'il me sent capable de travailler avec ses collaborateurs ?
Est-ce que l'offre proposée, tant financière que stratégique, est suffisamment attrayante pour qu'il veuille continuer le process ?

Je n'ai pas cherché à le convaincre à tout prix, il fallait absolument que je reste moi-même avec mes qualités et mes défauts, mes points forts et mes axes d'améliorations (j'ai toujours aimé le terme "amélioration" qui suggère que c'est possible même quand cela semble impossible !).

Ce n'était pas un entretien d'embauche ou une négociation commerciale quelconque, l'enjeu est bien au delà, beaucoup plus impliquant.
Il s'agit d'un projet de vie qui va structurer non seulement ma vie mais aussi celle de ma famille pour les 20 ou 25 prochaines années !

Lors de ce deuxième entretien, j'ai donc vraiment cherché à savoir si tel que je me suis dévoilé, le cédant me voyait prendre sa place.

Je suis aussi resté à l'écoute pour saisir les indices égrenés par le cédant lors de cette conversation et si, comme je le crois (ou je veux le croire ?), j'ai bien relevé ce nombre assez important alors je pense que j'ai gagné la première manche et que je vais aller plus loin sur ce dossier.

Réponse pour le 23 octobre au plus tard ! En attendant patience...

Jusqu'au 23, je vais continuer à travailler sur l'accompagnement et le montage financier.

Les deux sont pour moi assez liés car les conseils vont certes m'aider mais ils vont aussi renchérir au niveau de l'enveloppe globale du projet.

Sur les bases actuelles, j'estime que le budget total est bouclé à hauteur de 90%.

Je suis donc de fait dans l'obligation de refuser tout tarif trop élevé qui mettrait en péril le financement de la reprise, peu importe la compétence de mes interlocuteurs.

Je vais donc faire passer ce message à mes interlocuteurs en espérant qu'ils comprendront que notre intérêt commun est que l'affaire se fasse, sans pour autant obtenir une prestation au rabais.

Bonne semaine à tous !

(Au fait, je sais que vous êtes 5 par jour à consulter ce blog donc merci pour vos commentaires qui me permettent de savoir ce qui vous motive à le lire et ce que vous en appréciez... ou pas)

dimanche, septembre 24, 2006

J - 1 avant ma première lettre d'intention

Ces deux dernières semaines ont été riches en rencontres, avancées et désillusions.

J'ai obtenu énormément d'informations sur les EnR et j'ai des contacts qui pourraient me permettre d'accéder à d'autres dossiers.

Même si je me suis pris quelques claques, je ne retire de ce tour de France que le positif: il y a partout des gens prêts à vous aider et cela remonte le moral et vous encourage à continuer !

Je ne sais pas combien de fois ces six derniers mois j'ai pu les remercier mais je le fais à nouveau même si je sais que je ne pourrais pas renvoyer l'ascenseur à la hauteur de ce qu'ils m'ont apporté.
Je ne les nomme pas, ils se reconnaîtront j'en suis sur !

Les autres, ceux qui essayent de profiter de vous et de votre inexpérience, ne comptent pas car au final ils se mettent hors jeu tout seul à plus ou moins longue échéance.

Demain après-midi j'ai un rendez-vous crucial: la présentation d'une lettre d'intention et surtout du projet de reprise.

Il me semble qu'au delà de la valorisation de l'offre il s'agit surtout d'offrir une perspective au cédant.

Qu'est-ce que le repreneur veut faire avec "mon" entreprise, "mon" personnel et "mes" clients ?

Je réfléchis et travaille sur un document depuis deux jours maintenant afin de formaliser tout ce qui m'est passé par la tête depuis fin août (et vous savez que je sais être créatif !!).

Je vais essayer de restituer ce que j'ai pu saisir de l'entreprise lors du premier entretien, ce qui ressort de l'analyse des bilans et des comptes de résultat et la façon dont j'envisage mon avenir et celui de l'entreprise.

Je ne peux pas dire que j'appréhende ce moment car je vais faire de mon mieux et si cela ne fonctionne pas cela voudra dire que je ne devais pas reprendre cette entreprise là.

Pourquoi un raisonnement aussi catégorique me direz-vous ? Simplement parce que je crois que le cédant a façonné depuis toutes ces années l'entreprise en partie à son image et si le "fit" n'existe pas avec le cédant alors il n'aura pas lieu avec son personnel non plus. Pourquoi dans ces conditions vouloir aller au casse-pipes de manière si évidente !

Je vous tiendrais au courant du résultat, sachez néanmoins que je saurais au plus tard le 23 octobre si je continue sur cette reprise.

Je vous laisse pour aller me reposer afin d'être "ship shaped and Bristol fashioned" pour demain.

Bonne soirée à vous.

dimanche, septembre 10, 2006

L'organisation en vue du rachat

Comme je vous le disais la semaine dernière j'ai pris la décision d'avancer. Cette décision a, pour n'importe quel dossier en province, les implications suivantes:

- Le déménagement de toute la famille
Même si un rachat était effectif début 2007, nous avons pris la décision que mon épouse et mes filles ne partiront pas avant juillet 2007 afin de perturber le moins possible la première année de CP d'Elodie.

- La mutation ou la recherche d'un autre emploi pour mon épouse
Il faut envisager les deux solutions même si elle préfèrerait continuer à travailler pour le groupe Bouygues et donc obtenir une mutation. Cela dépendra de la ville où se trouve l'entreprise rachetée.

- Le choix d'un quartier et/ou d'une maison dans la nouvelle ville
Nous ne sommes pas encore fixés sur la marche à suivre: louer un appartement en attendant de repérer un quartier qui nous plaît ou choisir à distance et emménager directement. Je pense que la décision dépendra des opportunités.

- La vente de la maison pour amener un apport suffisant pour la reprise
Sans cet apport, je ne dispose pas des capitaux suffisants pour des dossiers d'une certaine taille.
Ensuite, je ne souhaite pas avoir un financement trop tendu, surtout les premières années. Il faut garder un peu de souplesse pour pouvoir faire face aux imprévus.

Nous avons fixé un niveau maximum au delà duquel nous n'irons pas et qui fera que je renoncerais au dossier étudié.

Afin de valider ce que nous pourrons réinvestir j'ai demandé trois expertises, nous partirons sur la valorisation basse pour limiter les risques et rassurer le cédant, l'intermédiaire et les banques !

- Un accompagnement avant, pendant et après la reprise
Je souhaite me faire accompagner triplement: par un conseil pour la partie comptable, financière et juridique, par le cédant sur les aspects techniques du métier, par une institution (association ou autre) pour l'après reprise pour éviter la solitude et la relative inexpérience du repreneur.

Pour le dossier de Nantes, j'ai pris contact avec une personne pour m'accompagner; je la rencontre la semaine prochaine pour valider.

J'ai aussi joint Nantes Initiatives et Ouest Entreprendre pour obtenir des informations.

L'association Ouest Entreprendre propose notamment d'accompagner les dossiers qui créent dans les 3 à 5 ans 5 à 10 emplois par:
- L'étude du projet et travail sur celui-ci avec des chefs d'entreprise (entre 5 et 7)
- La validation du projet lors d'une séance plénière avec 8 à 10 chefs d'entreprises (toujours la fameuse adéquation homme / projet et sa cohérence !)
- L'accompagnement 1 fois par mois par un chef d'entreprise pendant 2 ans
- La participation à un club de jeunes chefs d'entreprises (10/12) à raison d'une rencontre par mois pendant 18 mois

L'acceptation du dossier subordonne aussi l'attribution d'un prêt d'honneur personnel entre 15 et 45 K€, ce qui permet parfois de boucler un dossier bancaire.

- L'adhésion à un club pour accélérer mon intégration locale
Ce point n'est pas une priorité mais je me suis rendu compte ces derniers mois de l'importance d'avoir un réseau. Je détaillerais ce sujet lors d'un prochain blog car il mérite d'etre développé.

La capacité à provoquer, anticiper et gérer le changement (même si je déteste me le faire imposer !!) est, je crois, une des mes forces, aussi je n'ai pas d'inquiétude quant à ces différents changements. Mon épouse est elle-même habituée et mes filles, respectivement 2 et 6 ans, sauront je pense intégrer cette nouvelle vie.

La semaine prochaine, comme je suis en vadrouille, je n'aurais peut-être pas d'accès internet je vous dis donc au plus tard au 24 septembre.
Je vous ferais part de mes commentaires après mon tour de France !

dimanche, septembre 03, 2006

Un pas vers la reprise

Ce soir je vais aller à l'essentiel de cette semaine: ma rencontre avec les cédants sur Nantes.

Vous vous souvenez, je devais avoir un rendez-vous, et bien j'en ai eu finalement deux: un le matin et l'autre en fin d'après-midi.

Tous les deux se sont très bien passés et pourraient déboucher sur une reprise effective.
partir de ce premier rendez-vous, le délai moyen avant la reprise effective est d'environ 6 mois, mais, attention, pas d'enthousiasme inutile. La partie ne fait que débuter et je ne sais pas comment elle va se terminer. J'ai entendu parler de tellement d'histoires d'annulation pendant ce délai que je reste très prudent et que j'évite de vendre la peau du dahu avant de...)

Les deux dossiers sont intéressants mais fondamentalement différents (tant au niveau effectif, marché que localisation).

Pour des questions de confidentialité, je ne peux malheureusement vous en dire plus si ce n'est qu'il s'agit de sociétés de chauffage plomberie...(cela tombe bien !)

Nous venons d'en discuter par téléphone avec G., mon associé qui m'a confirmé qu'il était toujours partant mais, comme il est toujours en poste, je vais avancer sans lui dans la négociation. Les idées ne manquent pas pour l'intégrer par la suite.

D'ici à la fin septembre au plus tard, je me suis engagé à confirmer mes intentions aux cédants.

J'ai déjà pris la décision d'aller plus avant pour un des dossiers et je vais travailler avec un intermédiaire sur une lettre d'intention le 15 septembre.

Je conditionne ma décision pour l'autre société à une visite de la ville où se trouvent ses locaux, ce qui sera fait pour le 15 septembre.

L'objectif pour moi est de rentrer DANS l'entreprise (plus dans les chiffres !) et de rencontrer ma future équipe (tout au moins les personnes que le cédant me laissera rencontrer car la vente n'étant pas faite il reste prudent et c'est tout à fait normal !).

Je dois cerner l'organisation, les dossiers, les motivations, les points critiques, les améliorations possibles... bref creuser tout ce que le cédant me laissera voir.

Tous les éléments glanés me permettront de valider ou non le prix demandé (au delà des bilans et comptes de résultat) et nous permettront d'avancer vers un accord.
Le protocole d'accord n'est plus ensuite que la transcription juridique de cet accord verbal.

La cession de l'entreprise ne sera cependant effective qu'après que les audits (suspensifs) aient été positifs.

Comme vous le voyez, le chemin reste long avant le rachat ! (Je ne parle même pas de celui après ! Chaque chose en son temps !)

Je sais que je vais, en plus, devoir préparer les documents nécessaires à l'obtention des financements et des aides: business plan, plan de trésorerie, études de marché...

Ce dossier finalisé, commencera à proprement parlé le démarchage des banques et autres organismes rattachés pour obtenir les prêts (autre condition résolutoire dans le protocole d'accord !).

Les semaines à partir du 15 septembre vont être remplies !

Et puis, au cas où je m'ennuyerai, je continue d'étudier des dossiers car tout peut capoter à n'importe quel moment et me ramener à la case départ (sans toucher les 20.000 francs !).

Malgré toutes ces incertitudes, je garde le moral car je sens que je suis sur la bonne voie.

dimanche, août 27, 2006

Enfin un peu de mouvement !

Ces cinq dernières semaines ont été très productives malgré les vacances.

Elles m'ont tout d'abord permis d'aller voir mon premier "dossier".

Entre nous, je déteste ce terme qui renvoie à une notion de choses figées, à du papier, à des chiffres alors qu'il s'agit avant tout d'une entreprise vivante, en perpétuelle évolution et de personnes y travaillant quotidiennement, contribuant (ou non) à sa réussite et à son développement...

Cette première visite a été très importante car cela m'a rassuré (vous me connaissez bien, je doute parfois malgré des dehors très sûrs...) sur ma capacité à voir des axes d'amélioration et de développement. La transaction ne se fera pas car je considère que la société est sur-côtée et surtout que l'environnement commercial ne présente pas suffisamment de potentiel. Mon épouse ensuite ne se voit pas vivre sur place ce que je comprends et accepte ce qui au final me fait abondonner ce dossier.

J'enchaîne désormais les rendez-vous pour peaufiner ma compréhension des sociétés de chauffage et trouver le "bon dossier".

Mardi, je suis sur Nantes pour un entretien avec des cédants. Mercredi, j'ai enfin mon rendez-vous à la CCI de Versailles. Demain, je dois valider deux autres rendez-vous avec des intermédiaires ainsi que la formation en temps partiel en plomberie et j'attends pour vendredi la confirmation d'un entretien avec un cédant...

Le mois de septembre va être mouvementé ! Tant mieux !

Je vais aussi passer une journée avec le dirigeant d'une PME de 12 personnes et suivre son quotidien (gestion de trésorerie et suivi de chantiers notamment). Je vous raconterai, cela va être passionnant !

J'embraye à la mi-septembre par un rendez-vous sur la CCI de Perpignan, un autre sur Avignon avec un intermédiaire pour mettre en place une stratégie de recherche et je finis sur Lyon par une rencontre avec des relations qui sont au Conseil Régional pour leur présenter mon projet.

Vous l'avez compris, j'envisage le mois de septembre avec sérénité car je récolte une partie des fruits que j'ai semés.

A la semaine prochaine pour la suite et bonne semaine à tous !

dimanche, juillet 16, 2006

Le facteur humain de la reprise

Dimanche 16 juillet, 22h23

Tiens ! Je devais aborder le sujet des intermédiaires, et bien, je vais faire l'impasse car j'ai envie de vous parler d'autre chose...

Les semaines passent, le projet avance doucement mais sûrement. Je suis dans un timing dans la "moyenne", cela ne fait après tout que trois mois et demi (bon exercice pour maîtriser son impatience...). Tout va bien même si j'ai envie que cela aille plus vite !

Je suis clairement au tournant de ce projet avec l'étude des dossiers et les premiers rendez-vous.

J'ai désormais étudié plusieurs dossiers, écarté les sociétés trop petites (moins de 7/8 salariés), pris un rendez-vous fin juillet avec un premier cédant dans le Sud et je dois confirmer d'autres rendez-vous avant de partir en congés (même si la période d'été n'est vraiment pas la plus propice).

J'ai rendu visite la semaine dernière à un repreneur récent (à peine un mois) qui m'a confirmé ce qui se dit: le succès de la reprise dépend essentiellement du facteur humain.
J'en profite pour remercier M.Lalain pour ses conseils et le temps qu'il m'a consacré.

Il va maintenant falloir que je m'engage totalement pour convaincre chaque cédant que je suis le repreneur idéal !

Il y a un dossier qui me tente particulièrement et j'ai hâte de voir l'intermédiaire puis le cédant pour provoquer ce "fit" (je ne m'emballe pas et reste prudent mais néanmoins j'y crois !).

En ce qui concerne l'étude financière, elle est certes importante mais elle ne représente qu'une partie de la vie de l'entreprise et surtout elle parle de son passé alors que ce qui m'intéresse c'est son avenir.

Et son avenir, c'est celui que je vais construire avec ses salariés, ses clients, ses fournisseurs, les perspectives de son marché, ses concurrents, les contraintes réglementaires et leur évolution. Et c'est ça qui m'intéresse (redite car primordial), le reste est presque accessoire.

Tout ceci explique l'importance du facteur humain : si cela s'est "bien" passé jusque là entre tous ces acteurs et le cédant, je dois arriver à comprendre pourquoi et comment.

Une entreprise ne se modifie pas en cinq minutes, je crois qu'il est important de ne rien changer dans les premiers mois pour rassurer et pour comprendre ce qui s'y passe. Les bilans et les comptes de résultats n'expliquent en rien la culture d'une entreprise, les relations humaines, la maîtrise du savoir-faire...

Il faut parfois savoir aller vite mais il faut surtout savoir prendre son temps... notamment sur l'impact des changements à mettre en oeuvre. Et puis, je me méfie toujours des (fausses bonnes) premières impressions.

Mes interventions sur le blog vont s'espacer pendant ces quatre prochaines semaines car je vais (essayer de) faire un vrai break pour réattaquer à fond dès mon retour le 21 août.

Passez tous de bonnes vacances et à bientôt.

dimanche, juillet 09, 2006

Formation professionnelle

Dimanche 9 juillet, 11h17

Je vous avais promis de vous parler de formation en vue de ma reconversion. Le blog d'aujourd'hui sera consacré uniquement à ce sujet.

La formation pour adulte est une grande nébuleuse. A ce jour, seule une jeune femme psychologue à l'AFPA m'a semblé en connaître les ramifications officielles, tous les autres n'en ont eu qu'une vision fragmentaire.

Les formations proposées varient dans leur niveau et leur durée mais tournent autour du sujet recherché: le chauffage !

C'est une des pierres angulaires du projet de reprise et surtout du développement commercial; plus j'en parle autour de moi et plus je me rends compte que c'est crucial d'avoir la maîtrise technique, non seulement pour l'offre commerciale mais aussi pour la gestion de l'entreprise.

J'hésite toujours entre 2 niveaux de formation.

J'ai déjà abordé le sujet il y a quelques mois dans ce blog et n'ai toujours pas réussi à me décider: formation de base ou formation plus "évoluée" ?

Une formation de base me permettrait d'obtenir une certification et d'être à même de reprendre une petite structure (pour mémoire ce sont la majorité des entreprises disponibles d'où le dilemme !).

Une formation intégrant notamment les calculs de dimensionnement me donnerait la dimension technique et commerciale ce qui me permettrait de me concentrer sur la gestion et le commercial et de ne pas dépendre au niveau technique soit d'un homme clef soit de la formation réalisée par le cédant (surtout tant que G. ne sera pas disponible !).

J'ai multiplié ces dernières semaines les discussions à ce sujet mais je suis toujours au point mort.

Mardi je rencontre un repreneur récent d'entreprise de chauffage. C'est une des questions que je vais lui poser (vais-je enfin pouvoir me décider ?).

Au fil des mois, j'ai trouvé les organismes suivants qui traitent de la formation en génie climatique sur l'Ile de France ou partout en France:

- AFPA (Association nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes)
www.afpa.fr
Toutes les formations en chauffage plomberie sont prises d'assaut en région parisienne. Délai d'attente minimum pour s'inscrire: 1 an ! C'est une piste que je mets pour l'instant de côté.
L'ultime solution serait d'aller suivre une formation en Province... plus facile à intégrer car il y a moins de postulants mais extrêmement difficile à gérer au niveau familial !

- GRETA (GRoupements d'ETAblissements publics)
www.education.gouv.fr/fp/greta.htm
Situation: peu ou prou idem AFPA

- Gefen (Groupement d'Etablissements de Formation à l'ENergie)
http://www.gefen.org

J'ai postulé à la formation "Ouvrier Professionnel en Plomberie ou en Chauffage (CAP en temps partiel)" et je saurais demain si je suis pris (en ayant malgré tout toujours des doutes quant à mon choix mais il faut que j'avance !).

Celle de "Technicien Supérieur d'Études en Génie Climatique" commence en janvier 2007, j'ai donc encore le temps de m'y inscrire en juillet.

CNAM
http://www.cnam.fr/cep/
Là, rien en liaison directe avec ce que je recherche, il y avait bien une formation qui traitait de génie climatique et d'énergies renouvelables mais elle a été annulée.
Il y a par contre des modules qui se rapprochent de mes besoins.
Je vais donc y aller en septembre pour rencontrer les responsables de programme avant d'attaquer les pistes Afortech et Costic (simple question de budget !!).

Afortech
http://www.afortech.com
C'est un organisme professionnel qui propose des formations plus courtes et pour celles que je veux suivre non certifiantes.
Contrairement aux formations AFPA et GRETA qui sont agrées ASSEDIC, ce qui équivaut à une gratuité pour le stagiaire, celles d'Afortech seraient 100% à ma charge.

Costic
http://www.costic.asso.fr
Idem Afortech

Il existe donc bien des possibilités, à moi de décider !

Imaginons que je décide d'intégrer la formation Gefen, cela décalerait l'entrée effective dans l'entreprise et c'est un simple élément à intégrer dans la négociation avec le cédant.
Les négociations de reprise durent généralement entre 6 et 12 mois, cela ne me semble donc aucunement gênant de mener de front une formation et une négociation.

J'ai quelques rendez-vous avec des cédants dans les semaines qui viennent, j'aborderai à un moment ou un autre le sujet pour tester leur réaction.

En attendant, je vous souhaite un bon match ce soir car il est entendu que, comme une majorité de Français, vous allez être devant votre télévision. Allez les bleus !

La semaine prochaine, j'aborde le sujet des intermédiaires et ma stratégie à ce sujet.

lundi, juillet 03, 2006

Caniculaire

Lundi 3 juillet, 23h38

Ce soir, je brouille les cartes après ces trois mois de messages réguliers en fin de semaine (trop réguliers ?) !

Il fait chaud, trop chaud, beaucoup trop chaud pour la saison (et pour dormir aussi d'ailleurs) ! J'ai enregistré en banlieue parisienne près de 32° à l'ombre aujourd'hui et à l'heure où j'écris il fait encore 28° !

La faute à qui ? Au dérèglement climatique lié aux activités humaines !

Comment rester insensible à ce qui se passe ? Personnellement je ne peux pas et mon action militante va augmenter dans les mois et les années qui viennent.

Nous ne pouvons en effet continuer à regarder tout se dérégler sans agir. Chacun d'entre nous à son niveau a son rôle à jouer.

Mon projet de reprise d'entreprise est ma modeste réponse à ce qui se passe: je vais concilier mon job avec une action engagée pour le développement des EnR.

J'aurais pu choisir l'option climatisation avec son développement exponentiel mais elle me paraît hautement consommatrice en énergie et donc hors sujet.

J'ai de fait arrété de chercher ce type d'entreprise. Je lui préfère celles qui traitent de chauffage beaucoup plus en relation avec mes préoccupations actuelles car je vais pouvoir proposer des solutions intégrants les EnR !

Je cherche (nous cherchons avec G.) sur le marché une solution combinée solaire / pompe à chaleur qui permet de répondre avec de l'énergie "gratuite" aux pics de besoins en refroidissement. Arme ultime contre la chaleur !!!

Je ne l'ai pas encore trouvé (la priorité est de trouver la société à reprendre) mais je suis certain que cette solution existe et que nous la commercialiserons un jour.

Un brin d'optimisme pour finir ce court message:
http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?cid=96&m=3&id=29219&ref=16247&p1=B

Pensons à la planète, pensons à nous et à nos enfants et bonne nuit à tous !